| A propos deux articles: |
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* I - Chaque citoyen où qu'il soit, sur le territoire français, doit
accéder gratuitement à l'Internet tel que défini à l'article 27 de la
déclaration universelle des droits de l'homme.
N'est-ce pas un peu excessif ?
Après tout la déclaration universelle prévoit la liberté d'expression,
mais ne prévoit pas que les supports de cette liberté soient tous gratuits.
La seule obligation de l'Etat serait de donner à chacun un accès possible
dans des lieux publics, mais pas forcément dans les lieux privés.
Un accès gratuit proposé par l'Etat, d'accord, mais je ne vois aucune
raison que l'accès à domicile soit gratuit, faute de quoi on perdrait toute
offre alternative de connexion et la liberté de choix de l'opérateur et
des services.
De plus cela tuerait l'économie relative au service d'accès, alors que
la mise à disposition par l'Etat de points d'accès publics et gratuits
accessibles à tous sur tout le territoire pourrait être fait sous forme
contractuelle avec les opérateurs du marché, avec un financement
public adapté et soumis à la concurrence des opérateurs.
C'est ainsi le cas de la fourniture de l'accès aux écoles, dans les
lieux publics offrant des services tels les ANPE, guichets de perception,
agences de support de l'activité économique, les bureaux de poste,
(quoique ces services ne sont plus l'exclusivité de l'Etat)
les associations locales subventionnées...
Mais pourquoi pas une adresse Email pour tous, offert par la Poste
au nom de l'utilisateur et de son code postal, la poste fournissant
gratuitement le moyen de consulter les courriers, ou proposant de
les expédier sous forme imprimée contre un timbre, au moyen d'une
liste d'Emails en attente transmise gratuitement. Ce service aurait
un financement par des opérations de promotions achetées à la
Poste par les publicitaires, ce qui dispenserait les destinataires
du droit de timbre. Il pourrait également être soumis à la
concurrence des opérateurs et autres services de courrier ou de
messagerie de presse.
* IV - L'Etat doit assurer l'accès au haut débit illimité à l'Internet
sur tout le territoire français à un maximum de 15 euros TTC/mois.
Déjà on pourrait demander un accès illimité par modem à un tarif
plus avantageux que les forfaits d'heures actuels, dont le coût
ne se justifie que par le fait que France Telecom freine à
débloquer le dégroupage et demande des tarifs d'interconnexion
prohibitifs aux autres acteurs du marché.
L'examen des comptes relatifs au service de connexion au réseau
devrait conduire à la scission complète de l'activité de connexion
du domicile à l'autocommutateur, de celle du service de téléphonie,
en deux Sociétés distinctes, afin de faire toute la vérité sur les prix
et mettre France Telecom à égalité des autres opérateurs.
Le réseau de connexion à domicile a été financé par les collectivités
locales et les impots publics. Ce réseau doit leur revenir, et être
exploité par une remise en concurrence de la concession avec un
bail du aux collectivités locales propriétaires du réseau.
Pour des raisons d'équité du territoire, les concessions devraient être
divisées en zones, chaque opérateur ne devant pas exploiter les
zones les plus riches mais tenu de prendre une part de concession
dans les zones de plus faible activité économique.
On devrait traiter la paire de cuivre arrivant chez l'abonné à égailité
avec le plan des fréquences, et l'exploitant devrait respecter un
cahier des charges. Cet exploitant ne devrait plus être exclusivement
France Télécom. Le strict minimum de couverture devrait être inférieur
à la zone locale actuelle mais être plus proche des anciennes
circonscriptions tarifaires de France Télécom, c'est à dire la zone de
couverture d'un autocommutateur raccordé au réseau national et
aux opérateurs de téléphonie ou Internet.
Et la paire de cuivre ne devrait plus être le seul véhicule accessible
aux particuliers: la mise en concurrence des réseaux TV câblés,
électriques, ou des boucles locales radio devrait aussi être
envisagée. De sorte que des alternatives de couverture soient
accessibles à tous, avec un choix possible de l'exploitant du réseau,
distinct du choix de l'opérateur de service téléphonique ou Internet.
Philippe V.
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Je suis volontaire-permanent du Mouvement ATD Quart Monde,
Nous travaillons depuis de nombreuses années avec diverses personnes et
groupes, en particulier au sein du réseau "Créatif", qui agissent pour
qu'Internet ne soit pas simplement un outil qui permette de développer le
commerce mondial, au profit des riches, mais soit aussi un outil de
démocratie et de vraie citoyenneté. Cela signifie beaucoup plus qu'une
simple gratuité d'accès à l'outil, cela signifie même beaucoup plus qu'une
formation gratuite des personnes défaforisées.
Cela suppose, au-delà de ça, que des moyens soient pris pour que les NTIC
soient un instrument de l'expression et d'une communication dans lesquels
ces populations s'expriment réellement. Qu'ellees expriment vraiment ce
qu'elles vivent, ce qu'elles veulent échanger
On serait très loin d'une vraie démocratisation si Internet, pour les gens
défavorisés, se réduit à quelque chose que l'on regarde, comme un
spectateur, sans y trouver aucun moyen de s'exprimer et d'être acteur.
Internet peut aussi être un nouvel instrument d'abêtissement public, comme
le sont déjà un si grand nombre d'émission de télévision, où les gens sont
pris comme des pantins animés par le rêve de gagner des millions, de devenir
une vedette, comme Loana et bientôt de nombreuses autres andouilles qui se
croient assez intéressantes pour donner leur vie privée et leurs formes en
spectacle !
Il ne suffit pas de se lancer dans les NTIC à fond la caisse, de le demander
aux candidats aux élections, encore faut-il en faire un instrument qui rend
les gens plus intelligent qu'avant.
De plus, pour communiquer, il faut que celui qui transmet un messsage dise
vraiment qui il est ; il me semble que cela fait fortement défaut sur votre
site : qui l'anime, avec quels finalités et quels moyens ?
B.M.
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